Les perspectives pour l’assurance vie en 2015
L’assurance vie et ses rendements en 2015
Actuellement et au cours des prochaines années, les rendements de fonds en euros du contrat d’assurance vie baissent et baisseront considérablement. Cette chute entraîne le basculement progressif de l’épargne vers les contrats en unités de compte qui devient primordial pour garantir la solvabilité durable des compagnies d’assurance vie. Sur http://votreargent.lexpress.fr/placements/assurance-vie-l-afer-sert-un-rendement-satisfaisant-a-ses-adherents_1640797.html, vous obtiendrez plus d’infos sur les prévisions de l’assurance vie en 2015, lui conférant son statut d’épargne long terme. Ce placement possède un rendement supérieur à celui de l’inflation depuis vingt ans, soit +1.5%, sans aucun risque pour le capital et une disponibilité à tout instant de l’épargne. Mais, cela prendra fin avec la chute du taux d’intérêt. Selon l’opinion de Bekerman, l’assurance vie est un service public où l’argent déposé par les épargnants est investi par les compagnies d’assurance vie. La plupart de ces investissements sont réalisés avec un rendement inférieur à 1.5% en 2014. Ainsi, dès que les frais de gestion sont prélevés, soit 0.4% pour les meilleurs et 1% pour les plus chers, le rendement résiduel devient négligeable. Les fonds en euros se sont toujours construits avec le temps, et plusieurs groupes d’assurance ont pu investir auparavant dans des obligations dont le rendement était nettement plus favorable, contrairement aux nouveaux investissements réalisés dans des conditions nettement moins favorables. Ainsi, les fonds en euros connus depuis trente ans ne seront plus considérés comme le meilleur placement, car les rendements baissent inexorablement.
La remontée des taux d’intérêt
Les sociétés d’assurances vie proposent une garantie intégrale du capital et des intérêts pour les épargnants, qui sont à l’origine du succès des fonds en euros depuis le début des années 1980. En tenant compte des prévisions de 2015, on constate que le rendement est condamné à chuter. Toutefois, avec la baisse du taux d’intérêt, une très forte plus-value a été mise en place par les sociétés d’assurance vie. Cette plus-value permettra de servir un taux d’intérêt très élevé. Tandis que la hausse de ces taux d’intérêt produit l’effet inverse, car la plus-value se transforme en moins-value. De ce fait, les sociétés se trouveront en difficulté pour continuer à garantir un capital aux assurés. Ce qui présente un risque majeur pour le contrat de fonds en euros.
La solvabilité des assureurs
Dans ce contexte, les assureurs orientent les clients vers les contrats en unités de compte, plus diversifiés, notamment en actions. Il y va de l’intérêt des clients, mais aussi de celui des assureurs en matière de rentabilité. En effet, le maintien des taux d’intérêt bas pèse sur les sociétés d’assurance, car les obligations achetées ne sont pas rémunératrices, cela réduit leur marge. Ainsi, pour éviter cet écueil, le contrat euros croissance a vu le jour. Ce contrat est tout simplement l’association de fonds en euros et en unités de compte. Dans ce contrat, le capital n’est garanti qu’au bout de huit ans de détention. De là, plusieurs épargnants ont su ou se trouvaient leurs intérêts. Depuis 2014, dix-sept mille nouveaux adhérents ont été enregistrés, portant leur nombre total à 716000. L’encours du fonds en euros de ce contrat a progressé de 41 milliards en un an.